le 23/12/2009 à 13h12

Parfois je me demande s’il y a une autre ? Comment elle est ? S’il la voit souvent ? Quand ? Parce qu’il n’y a pas de raison que ça n’arrive qu’aux autres.

Ce soir, il est dehors, ce n’était pas prévu mais pendant les vacances nombre de ses amis viennent voir leur famille, il y a donc prétexte crédible à sortir.

Il a rejoint un de ceux qui vit à l’étranger qui n’est là que pour quelques jours alors je ne dis rien, je comprends et puis je sais surtout qu’il ne me demande rien quand je sors, il serait mal venu d’empêcher, de poser des questions, de faire ma jalouse. Mais je le suis quand même, en silence.

J’ai quelques ami(e)s qui sont avec des marié(e)s. Nous parlons souvent de cette situation qui pour certains est arrangeante et pour d’autres une véritable souffrance. Attendre sans cesse que l’autre puisse se libérer, faire attention aux sms et au reste, être toujours prudent, à la disposition. Je les écoute et je me dis que je ne supporterais pas de passer toujours après la légitime même pour n’avoir au final que le meilleur. Parce que c’est toujours l’ordinaire qui donne envie une fois qu’on a fait le tour de la baise en cachette toute excitante qu’elle soit, ces petites choses simples, ne serait ce que de pouvoir se promener dans la rue sans crainte, aller au cinéma, se lever le matin ensemble, projeter un week end, un voyage, un simple resto.

Il y a quelques jours, j’ai ressenti cette sensation, j’ai attendu toute une journée la réponse à un simple mail, sans pouvoir savoir autrement que par ce moyen de peur de déranger, de mettre l’autre dans l’embarras. Cela m’a angoissée.

Je n’aimerais pas finalement être à la place de cette fille qui l’attend peut être ce soir, je n’aimerais pas qu’il me baise puis qu’il me laisse pour rentrer chez lui retrouver sa famille.

Je n’aimerais pas être moi dans les deux rôles. Et pourtant ça n’arrive pas qu’aux autres.

Duel au soleil