le 29/12/2009 à 0h00
“Admettre que la vie que nous vivons est celle que nous “voulons” même lorsque cette vie-là nous fait pleurer est […] difficile, il est tellement plus tentant de penser que les circonstances extérieures, les hasards de bonne ou mauvaise fortune ont conduit la plus grande partie de notre existence.”
— Anne Dufourmantelle, En cas d’amour
le 13/07/2009 à 17h45
“Ils oublient que le destin de l’homme, c’est de réaliser son rêve.”
— François Devenne, Trois rêves au Mont Mérou
le 12/07/2009 à 20h08
“Il faut pourtant que nous n’ayons guère de force pour lâcher prise faute d’un peu de soleil et ne pouvoir porter sur ses épaules quelques heures un fagot de nuages.”
— Philippe Jacottet (cité par Henry Bauchau)
le 12/07/2009 à 10h31
“Aimer, d’une certaine façon, toujours la même, de vouloir le faire tout le temps, d’imaginer que l’autre le fera aussi, et que rien ne changera beaucoup pendant le restant de la vie. A la manière de cette phrase qui termine les contes pour rassurer les enfants. Extrêmement courte, simple, lumineuse au regard de ce qui l’a précédé.”
— Miguel Aubouy, Le regardeur, 2002
le 11/07/2009 à 14h32
“Que pouvons-nous, misérables humains, pour retarder autant que possible la dégradation de notre corps ? Seulement vivre le moins possible : ne pas prendre de risque, ne pas manger, ne pas boire, ne pas fumer, ne pas se droguer, ne pas mêler inconsidérément son corps à celui des autres - toujours possiblement contaminant -, ne pas s’opposer aux pouvoirs en place - et s’exposer ainsi à toute sorte de coups -, ne pas prendre le soleil, ne pas sourire - et ainsi creuser ses rides -, ne pas manquer de sommeil, ne se livrer à aucune espèce de joie profonde, n’exercer en rien sa liberté.
Top model, une vie modèle !”
— Alina Reyes, Lilith
le 08/07/2009 à 10h29
“La curiosité c’est comme un ami avec qui on se sent bien mais à qui on ne peut pas se fier. Elle peut t’inciter à faire des choses mais en temps voulu elle disparaît. Et alors tu es obligé de rassembler ton courage pour continuer.”
— Haruki Murakami, Chroniques de l’oiseau à ressort (via eklektika)
le 07/07/2009 à 13h22
“A l’approche de la quarantaine, le sujet masculin s’aperçoit soudain qu’il est sur la pente descendante et que ses freins ont lâché. Le sujet a-t-il atteint les objectifs qu’il s’était fixés dans sa jeunesse ? est-il aussi heureux qu’il le projetait, aussi épanoui ? Non bien sûr. Le sujet a évidemment tout raté et se sent merdeux.”
— Manu Larcenet, L’angélus de midi
le 07/07/2009 à 13h20
“Différer, c’est notre névrose essentielle : penser que la vraie vie commencera demain et, en attendant, supporter la tristesse, éviter de penser, ignorer le présent.”
— Anne Dufourmantelle, En cas d’amour